Je
ne suis pas un pro de la prose alors je vais aller droit au but. Depuis
longtemps j'observe votre rubrique et je me dis aujourd'hui que c'est
le moment d'y mettre ma patte. Pourquoi ? Parce que hier soir,
lundi 24 septembre, j'ai vu le Brian Setzer '68 Comeback Special.
Où ça ? Paris, Olympia.
D'abord, je dois vous dire que j'ai déjà vu les Stray
Cats de la grande époque, sur scène. Mais pas la formation
Big Band. Là, je dois dire que ce retour au trio
Il assure
vraiment. D'abord en guest, il y avait les Français Sanseverino.
Un trio rigolo. Des putains de guitaristes aussi, qui jouent à
la Django. Le public a bien réagi. Normal, ils étaient
cools. Vers 9h00, la salle surchauffait. 9h20, toujours personne.
Les boules, ça sentait le concert d'une heure à 200
balles ! Et puis, le rideau s'est levé, comme dans la
dernière séance d'Eddy, qui était lui aussi dans
le public. Le Setzer, il n'a pas perdu
Un gramme ! Mince,
il a du bidon maintenant ! Entouré des jeunes, on voit
la différence. Mais bon, il joue toujours comme un dieu. D'ailleurs,
c'est bien le seul à pouvoir jouer du Rockab' comme ça,
non ? Pour le concert, la scène avait des allures d'arrière-cour
sombre, avec des grillages, des enseignes 50s et le drapeau US, bien
sûr. «Sleepwalk», «Rock This Town»,
«This Cat's On A Hot Tin Roof», «59»
Et encore pleins d'autres titres, des singles et plus des trucs avec
du banjo, que je ne connais pas s'enchaînent super vite. Avec
un petit mot sympa entre quand même. Et la surprise du show
: Tenez-vous bien à la rampe, amis skater : «Blue
Suede Shoes» avec notre Johnny !!! Quelle poilade de voir
ces deux bedaines et surtout le Jojo pas jojo car bourré comme
un coin, s'essayant au jeu de jambe d'Elvis. Mais le concert était
superbe, un brin nostalgique car de repenser à Brian Setzer
jeune et de l'avoir sur scène avec une allure de grand-père
! M'enfin, j'veux bien avoir un pépé comme ça !
22h30
Et oui, terminé le concert ! Le trio (qui
sonnait comme quinze mecs) se tire, le rideau se ferme, mais Brian
revient dire au revoir à la foule. C'est incroyable, ce mec
pétait la gueule de tout le monde dans les années 80s
et là, il est doux comme un agneau tatoué, super gentil.
Il a même chanté tout un titre en français. Vous
connaissez d'autres amerlocs qui feraient ça ? Moi pas.
Surtout en ce moment où ils effacent toutes les langues étrangères
de leurs manuels de pilotage.
Brian,
c'est quand tu veux, on prend une bière chez moi. Merde, un
jour on va le pleurer celui-là !!!
Julien
de Paris 15e