Elysée-Montmartre,
le samedi 26 Mai 2001
Toujours autant
de monde, comme à chaque prestation parisienne du gentil Lloyd Cole,
celui qui sait si bien nous consoler avec ses impeccables chansons d'amour
et ses guitares comme on en entend hélas de moins en moins de nos
jours, quelle pitié
En guise d'apéritif, nous eûmes
droit à un set de 30 minutes de sa mignonne guitariste, la douce
Jill, qui fait des choses de son côté (mais non, pas ce que
vous croyez) et vient juste de sortir un album en solo, qu'elle vendait
d'ailleurs sur place, quel sens de l'organisation ! Donc, Jill : protest
songs un peu convenues (avec l'inévitable attaque en règle
du nouveau président des USA) mais jolie voix et curieuse petite
guitare, fruit des amours inavouables d'une mandoline et d'un ukulélé,
vraiment surprenant ! Une fois cette courte demi-heure (enfin, je me comprends)
passée et constatation faite qu'il n'y aurait pas de second opening
act malgré ce qui était plus ou moins prévu, nous dûmes
patienter quelque peu dans une moiteur épaisse qui n'arrangeait vraiment
pas les choses, une véritable étuve ! Et, enfin, Lloyd et
son gang débarquèrent sur scène, sous les ovations
d'une mini-foule en délire, en commençant le show (sauf pour
le tout premier titre, une adorable vieillerie que tous les gens présents
connaissaient : remember "Brand New Friend", tiré de Easy
Pieces ?) par le dernier album, comme il se doit en ces circonstances
: si, sur le disque, certaines des chansons sont juste OK, elles prennent
une dimension supplémentaire sur les planches et emportèrent
l'adhésion dès le début du troisième morceau
(bah oui, nous avons bien droit à un tour de chauffe, non ?) ; puis
vint le tour de quelques classiques du Maître, habilement répartis
entre ses disques en solo et ceux qu'il enregistra, dans une vie antérieure,
avec ses Commotions, un véritable feu d'artifice d'émotions
en tout genre et puis ils ont salué et disparu, nous laissant plantés
là. Heureusement, nous eûmes le plaisir de les voir revenir
trois fois de suite, en insistant un peu : désolé, mais c'était
le seul moyen de se régaler de la meilleure chanson du nouvel album,
ce "What's Wrong With This Picture ?" joyeux et entraînant
comme tout, ainsi que de nouvelles vieilleries (?), comme ce "Lost
Week-End" final qui nous fît regretter que le temps passe si
vite, vivement la prochaine fois et encore bravo et merci pour tout, l'Artiste
TS