COURRIER DES LECTEURS

Depuis longtemps, nous cherchions un moyen de réhabiliter notre courrier des lecteurs, voire les textes envoyés par ceux-ci. Voilà… Maintenant cette rubrique trouve sa place sur le web, alors n'hésitez pas à nous faire parvenir vos réactions (bonnes ou mauvaises), elles seront publiées chaque mois.

Bonjour et bravo pour votre travail.

Si je vous écris c'est parce que, j'ai eu l'occasion, la première fois par hasard, et ensuite en provoquant le destin de voir sur scène un groupe du Val d'Oise qui s'appelle MAHZET'. Je dois dire que je me suis pris une sacrée claque, lors de cette "première rencontre" en voyant ces 7 musiciens, plein de convivialité et de talent, faire bouger toute une salle au fur et à mesure, que le temps avançait. (ils étaient en première partie et ce n'était pas gagné). Ils ont même eu un rappel !!!

Pour tout vous dire, ils ne se démontent pas, c'est un vrai spectacle sur scène (le chanteur-bassiste joue énormément avec le public, et celui -ci  y prend goût.

Ils viennent de sortir un album : celles qui nous restent, et il est super. Je pensais que vous en parleriez sur votre fabuleux journal, vous qui êtes toujours à la pointe pour trouver des nouveaux talents !!! Leur genre musical est plutôt pop-festif. C'est un cocktail explosif. Il faut consommer l'album sans modération !!!

Voilà, si par cet E-MAIL j'ai réussi à faire quelque chose pour eux et bien tant mieux, si je vous ai mis un peu l'eau à la bouche, vous pouvez toujours aller écouter un extrait sur www.repertoirezik.com ou bien carrément vous rendre de ce pas à la FNAC CERGY acheter l'album (il est en écoute) et d'ailleurs je crois qu'un mini concert est prévu là bas courant février.

En espérant entendre parler de MAHZET' prochainement dans une de vos rubriques

Un lectrice de longue date.

Caroline

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Jesus was a black rebel

Il est toujours plaisant de voir la famille s'agrandir, c'est pourquoi l'arrivée du petit dernier B.R.M.C. est un véritable enchantement pour la famille. Le décès du grand-père Velvet Underground avait laissé toute une jeunesse chaotique et torturée dans le désarroi le plus total car il faut le préciser, l'avenir de la famille n'était pas assurée de façon si évidente. L'aîné des fil Jesus & Mary Chain après avoir donné un sursaut d'espoir s'est vu confronté à un rejet massif. Motif : immobilisme notoire. Un comble lorsque l'on sait qu'on aurait volontiers poussé la fratrie écossaise dans le gouffre brûlant du psychocandy afin de les voir disparaître à tout jamais. Le cadet Spacemen 3 était considéré comme le plus tourmenté et c'est sans surprise qu'il a dû vivre caché pour vivre heureux. Enfin c'est peut-être le benjamin My bloody Valentine qui a le plus fait plaisir à ses parents en faisant enfin  franchir au rock une étape réellement déterminante de son évolution (mais combien l'ont compris ?) Par la suite, les choses se sont vraiment gâtées avec l'accouchement dans la douleur du mort-né Delicatessen. Et pourtant, il en promettait de belles celui-là !!. Ce n'est finalement que très récemment que chacun a pu se rassurer : Spacemen 3 a donné la vie à un beau Sprirtualized, mais ce sont surtout les jesusandmarychainiens Dandy warhols et Black Rebel Motorcycle Club qui nous offrent les meilleures raisons de nous réjouir. Les Dandy nous ont entraîné dans leur psychédélisme envoûtant tandis que les jeunes bruitistes rendront aux aînés Reid la considération qu'ils méritent, car enfin voilà l'album que

j'attendais des frangins. Vengeance !

Louis Loveless

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Bonjour,

Juste un petit mot pour parler des CDs "qu'il-faut-chercher-si-on-veut-les-avoir" car comme par hasard deux viennent d'envahir mon lecteur.

Le premier est la suite de quelques soirées de fêtes lumineuses, Julianne explore son répertoire avec Marty revenu de l'église et Andy qui lui était en mission. Tous trois (et deux copains) vont électriser une chapelle et s'unir avec leur public. Quelques notes de piano dans la lumière blafarde de la nuit et Eve nous enveloppe dans ses nuages. Tout dans ce lieu n'est qu'arpèges, nuances et subtilités, magie d'une musique qui claque et coule à la fois. En conclusion, eclipse totale de soleil, dieu est avec eux pendant 8 minutes, à moins que ce ne soit le diable ? Nous ne saurons pas tout sur Eve ce soir.

PS : pour ceux qui cherchent Scarlet est promise en bonus.

Le second commence par un chant de noël (de saison au moment de sa sortie) et se continue par cinq morceaux acoustiques.  Ces versions montrent à quel point les chansons sont de qualités et combien H est grand. S'en suivent deux morceaux maison, remix fous et géniaux qui boulversent tout ce que l'on peut aimer. Ce cadeau se conclut à la demande du public par l'intro des concerts, joli petit instrumental du 21ème siècle. J'espère à la fois piquer votre curiosité pour vous faire chercher ces curiosités et, dans le cas où vous n'auriez pas eu le plaisir d'écouter ces deux CDs de vous inviter à la faire.

Amitiés

Jean

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St Laurent, le 11/11/2001

10 ans, peut-être 20, que j'attends un vrai journal de rock blues. Ca fait plaisir qu'i y ait encore des passionnés de "bon rock". Merci pour ce fabuleux #1. Un article sur Gov't Mule dès le premier numéro, c'est fort. La plupart des journaux (journalistes) spécialisés ne doivent même pas connaître ce groupe. Ils préfèrent écrire sur le rap, la techno et la daube francaise… Même Rock & Folk s'y laisse aller, ah Manoeuvre ce n'est plus ce que c'était!

Bravo les Bandits et longue vie à votre canard.

Ps: Compact est également un super magazine, surtout la rubrique Up/Down avec les styles et les rangements indicatifs.

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Bonjour,

un petit mot pour vous remercier pour l'envoi du Wonder Stuff CD. Je connaissais pas, c'est bien sympa et cela accompagne agréablement la lecture du dernier numéro. Je profite aussi de cette occasion pour dire un petit mot à SL : 1/ Merci de m'avoir informé de la sortie du live de K's Choice. J'ai pu ainsi foncer chez mon disquaire me le procurer. 2/ Pourquoi chroniquer un CD d'un groupe que tu n'aimes pas ? D'ailleurs cette question s'adresse en général aux membres de Compact car visiblement chacun à son style plus ou moins attitré et pour SL, c'est plutôt la bande verte ! 3/ Au regard d'un amateur, cette dernière production est plutôt agréable : Rock tranquille. Sarah Bettens et sa bande sont de retour, un retour de tournée qui permet aux K's Choice de résumer leurs excellents premiers albums. La pochette annonce la couleur, la musique oscille entre quelques morceaux électriques bleutés et quelques douceurs acoustiques rougeoyantes. Avec un premier CD plutôt grand concert et un second plus intimiste, simplement beau. Les K's Choice livrent des petits instantannés de plaisir qu'ils ont partagés avec leur public et qu'ils nous offrent ici... JB

Pas de note parce que si je me souviens bien, dans un précédent ouvrage, nous avions droit à la comparaison des avis des chroniqueurs et un même album pouvait avoir Down et plusieurs étoiles. 4/ Non, tout ça pour dire qu'un petit groupe sympa comme eux a le droit à un peu plus d'attention qu'une chronique aussi peu subtile que celle qui est proposée. Tiens cela me fait penser que je n'ai pas eu le plaisir de lire la chronique du Fairy Light Nights Vol.2 d'All About Eve (très bel album acoustique); AAE qui sort d'ailleurs un nouveau live (électrique cette fois).

Bon merci quand même pour l'annonce de la sortie et bonne musique à tous

Amitiés, Jean

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Assez !

Hello, Je souffre de maladies rares et incurables, notes désastreuses aux examens, virginité persistante, phobie d'être kidnappé et exécuté par électrocution anale mais surtout culpabilité de ne pas avoir transmis 1.254.623 chain-letters envoyées par des abrutis qui croient vraiment qu'avec assez de mails, cette fillette de 6 ans dans l'Arkansas qui a un troisième sein sur la joue gauche pourra le faire enlever avant que ses bouseux de parents ne la vendent à un cirque. Vous croyez réellement que Bill Gates et les autres vont vous refiler,ainsi qu'à tous ceux à qui vous aurez transmis "sa" lettre 1.000$? Assez ! Ne me forwardez plus de chain mailling ! J'ai bien peur de provoquer chez certains d'entre vous un choc en vous apprenant ceci : Ces mails sont faux ! Ne soyez pas stupides. Voici donc pour les idéalistes un bref exposé des différentes catégories.

TYPE 1 - Faites un voeu. Non, allez-y, faites en un. STOP !!!! Chouette, hein. J'espère que tu as fait un cool voeu :) Maintenant, les choses sérieuses : si tu n'envoies pas ce mail a 5096 personnes dans un délai de 4.57 sec., Tu te feras sodomiser par un bouc enrage avant de tomber du haut d'un immeuble de 30 étages, direct dans un camion de saumure ! C'est la vérité, car cette lettre n'est pas comme les autres, cette lettre est REELLE ! En fait, voilà ce qui se passe si vous envoyez ça a 2 ou 3 personnes : 2 ou 3 personnes se diront : "Encore un chain mail à la con !" Si vous l'envoyez à entre 5 et 10 personnes : 5 a 10 personnes se diront: "encore un chain mail à la con !" et l'un d'entre eux vous enverra un virus qui bousillera tous vos fichiers. Si vous l'envoyez à entre 10 et 20 personnes : 10 a 20 personnes se diront: "encore un chain mail à la con !" et pourraient s'unir afin d'attenter à votre vie. Si vous l'envoyez à plus de 20 personnes : plus de 20 personnes se diront: encore un chain mail à la con!" et passeront votre maison au lance-flammes.

TYPE 2 - Bonjour à tous et merci de lire cette lettre. Il y a un petit garçon dans le Balougatchitchtzvargistan septentrional qui n'a ni bras, ni jambes, ni parents, ni chèvres. Sa vie peut être sauvée car chaque fois que vous faites passer ce message, 1 Euro sera verse par nos sponsors au Fonds Mondial pour les Enfants-Troncs Orphelins et Sans Chèvres du Balougatchitchtzvargistan Septentrional. Bien sûr, nous n'avons aucun moyen de compter les e-mails, et tout ceci est un foutage de gueule intégral. Merci infiniment et au revoir. Évidemment, si vous décidiez d'effacer ce message, vous seriez instantanément frappe par la foudre ! Encore merci.

TYPE 3 - Salut a tous ! Cette chaine existe depuis 1897. C'est dingue, non ?Surtout qu'il n'y avait à l'époque pas d'e-mail et probablement pas autant de crétins avec rien de mieux à faire. Voici comment ca marche : Envoyez ce message à 15,067 personnes dans les prochaines 7 minutes. NE BRISEZ SURTOUT PAS LA CHAINE ! Sinon, quelque chose d'horrible vous arrivera. Par exemple, Kimbeurli Vanpijperziel reçût ce message mais l'ignora. Une semaine plus tard, elle trébucha dans la rue, tomba droit dans une bouche d'égout et comme c'était justement en pleine vidange des tuyauteries, elle fut aspirée vers la station de pompage et déchiquetée en menus morceaux par les pompes. En plus elle sentait vraiment mauvais ! Kevin Lambert reçut un jour ce message mais n'en tint pas compte et ne le transmit pas. Une semaine plus tard, lui et son petit ami (ben oui, chacun son truc) furent renverses par un camion slovaque roulant sans assurance. Kevin se retrouva hémiplégique. Il se souvint alors du message et le transmit à ses amis. La semaine suivante, le gouvernement slovaque lui offrit en dédommagement son poids en brztckstiszczovski (sucrerie slovaque délicieuse). Ne laissez pas cela vous arriver !!!!!!! Envoyez ce message à tous vos copains losers comme vous et tout ira bien.

TYPE 4 - Voici un petit poème, pour ceux que ça intéresse. UN AMI. Un ami est quelqu'un sur qui vous pouvez compter. Un ami vous aime même quand vous vous êtes battu avec un seau de merde et que votre haleine laisse à penser que vous avez mangé du kitekat périmé. Un ami vous aime, bien que vous soyez aussi laid qu'un vomi de cannibale. Un ami nettoiera vos souillures. Un ami restera près de vous quand vous passez des heures à gémir sur votre petite, insignifiante, médiocre existence. Un ami vous dira qu'il vous aime alors qu'il pense que vous mériteriez d'être sodomise par un babouin vicieux avant d'être livre à une meute de pitbulls. Un ami nettoie les toilettes, passe l'aspirateur, laisse une note, s'en va et, souvent, ne parle pas très bien français, euh, non, ca c'est la femme de ménage. Un ami ne vous envoie pas des chain mails sous prétexte qu'il rêve de devenir riche. C'est compris pour tout le monde ? Alors maintenant, faites passer ; sinon votre pénis tombera dans la cuvette la prochaine fois que vous irez pisser...

kerhornou@go.com

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Bonjour tout le monde,

Je n'arrête pas de me féliciter de m'être abonné à votre excellent journal. Vraiment BRAVO !Juste un peu déçu que vous ne parliez pas un peu de l'illustre Cerrone car sans lui que serait le monde électronique actuel au niveau dance ? Pas grand chose. Et puis réécoutez Africanism qu'il a fait avec KONGAS, là-dedans y a beaucoup de bonnes choses rock'n roll la-dedans... En tout cas vivement déjà le prochain numéro, en province, votre magazine fait du bien. À plus, amitiés.

Michel

Hello Mitch. Bon alors on ne parle pas assez de Cerrone ? Ben figure-toi que le Monsieur est du genre intouchable. Même lorsque qu'il est de passage à Paris pour faire la fiesta, comme récemment pour le remix de Bob Sinclar, au VIP (boîte ultra-branchouille des Champs-Élysées). Ils étaient autour de Jocelyn Brown à pousser le boeuf ! Exit le public, la soirée réunissait ce que la capitale contient de mieux en matière de silicone et chaînes en or. Eh… On ne peut pas tout avoir ! Pour Africanism, j'imagine que tu veux parler de «Love Is The Answer»  arrangé par Liquid People. Mouais, alors là, si tu y vois du rock moi j'remets sur ma platine Pizzicato Five ! T'es bien sûr d'avoir écouter le bon disque ??? Et puis, tu sais, Cerrone, on lui doit tout mais davantage pour le disco que pour la dance… Laurent

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Bonjour,

Encore une fois, bravo pour Compact, je suis ravi de vous retrouver sur un plan national, je vous suis depuis Up! (et j'ai même retrouvé des articles signés Christophe Goffette dans Best, surprise). On vous sentait déjà proches des lecteurs, le site internet ne fait que confirmer cette impression. Je chroniquerai un concert quand j'en verrai un intéressant (rare en ce moment) car oui, je me sens bien l'âme d'un rock-critic, je fais des papiers pour des publications imaginaires depuis bien longtemps en vrai rockaholic éclectique que je suis (j'ai 22 ans).C'est une vraie passion, je rêve d'être actif là-dedans un jour et pour être honnête, je ne vois pas ce que je pourrais faire d'autre, il faudra qu'il y ait un rapport avec la musique. Je vous soumets une bricole que j'avais faite pour l'album de My Vitriol, j'espère avoir vos commentaires.

MY VITRIOL Finelines: Gratitude for your altitude

Au début, on n'y croit pas. Tout semble trop maîtrisé pour être le méfait d'un jeune groupe commettant un premier album :Production au couteau, gros son monolithique, c'est forcément magouillé Quelque part. Après tout, quel autre groupe peut se vanter d'avoir fait son premier single avec un morceau du calibre d'Always :your way. Cherchez bien... Alors oui, on avait d'abord lu un papier plus qu'élogieux... Mais franchement, on a vu les mêmes s'enflammer très vite pour des seconds couteaux venus de nulle part et vites retombés façon Addict. Et les comparaisons avec Foo Fighters, Nirvana, Smashing Pumpkins, on en a eu à la pelle aussi (les moyens Summercamp pour ne citer qu'eux et dont je cherche toujours le lien avec les Foo). Et si on y va par là, Dolly a souvent des guitares à la Pumpkins même si ça fait mal de l'écrire. Et c'est quoi ce nom, "My Vitriol" à Groupe de death metal, ça encore... Et puis certains ont beau jeu de brouiller un peu les pistes en arguant que My Vitriol ressemblerait é Hawkwind ou aux Stereophonics... Sous acide peut-être !D'autres n'ont même pas chroniqué le disque. On fait quoi alors ! Car il se trouve que là, oui, l'addiction est réelle... Et My Vitriol c'est tout ça cité plus haut et tellement plus à la fois, une vraie grosse baffe à ceux qui déclarent que le rock à guitares est mort en 2001. La presse musicale anglaise a eu bien raison sur ce coup : Rien à jeter, des morceaux incroyablement frais, solides, au song writing complexe et évident à la fois, solaire et si mélodique (Always:your way, Pieces-ah, ce slide de guitare!), rondement pop (Grounded), atmosphérique et hypnotique (Windows and walls, Under the Wheels qui finit l'album en orbite et les interludes instrumentaux, une série de morceaux baignant dans l'éther de guitares reverb).Des guitares de toute beauté, soignées, en strates distorsées et noyées d'effets éthérés mais qui n'en font pas des tonnes pour impressionner (école Television). Aux antipodes de Satriani, quoi... Leur propre son est là et bien là, d'une précision désarmante et insolente, même si les influences défilent, on ne peut décemment pas hurler au pompage servile : Oui, la voix de Som Wardener (pas encore 22 ans ! Argh) ressemble bel et bien à celle de Dave Grohl et est mixée de la même façon (doublée), il y a bien du Foo Fighters par ici (Cemented Shoes, Grounded, Losing Touch), on sent du Sonic Youth ailleurs (via Placebo), les Pumpkins sont là (The gentle art of choking ) et aussi du Cure métallique ( Tongue tied , Infantile) voire du Deftones (C.O.R, morceau de métal hurlant sans doute cathartique !). Amusant de voir que presque tous ces groupes sont ricains et que MV est anglais. Mais l'unité est là, totale, une ambiance de rêve unique et insaisissable qui va de pair avec une mélancolie latente si réconfortante (bizarrement) qui traverse le disque de A à Z et peut de prime abord déconcerter comme sur les albums des trop méconnus Truly et Failure. La fille et les gars assurent comme des brutes sur le disque : Ravi Kesavaram, le batteur, a appris tout Dave Grohl, pas de doute : Jeu carré, net, puissant. Pas mal pour quelqu'un qui n'avait pour ambition que de "faire du bruit" au départ, Carolyn Bannister, la bassiste, assure dans les coins, Seth Taylor le guitariste sort des chorus brillants et Som est devant, avec sa voix sensible et ses riffs énergiques... Sans oublier les textes intéressants et l'impact visuel du groupe : Les clips sont chiadés, Grounded a même été réalisé par Vincent Gallo, les pochettes des maxis vraiment belles (comme les B-sides qui n'ont rien de rebuts), Carolyn et Som ont des minois étranges qui provoquent des émois en Angleterre... Par ailleurs, le mélange féminin/masculin et la pluralité "ethnique" (au niveau des origines, s'entend) est bien de mise dans les groupes de rock et on s'en réjouit. Petit bémol : Tout n'est pas encore si brillant sur scène et parfois un peu brouillon (quelques pains, approximation du chant) mais ils sont jeunes, apprennent, et c'est aussi pour ça qu'on les aime. C'est du rock, bon sang, on s'en fout. Le temps joue pour eux. Alors égoïstement, on voudrait "garder" ce groupe qu'on a découvert tôt et paradoxalement les faire écouter é tout le monde...De toutes façons, M6 s'en charge désormais la nuit, depuis peu. On ne sait pas ce que le futur réservera : Un deuxiéme album décevant : Un splité Quoi qu'il arrive, on aura vécu Finelines au présent, été heureux et vibré comme à 15 ans. Vraiment pas rien.

Voilà, merci beaucoup de votre attention, j'espère recevoir de vos nouvelles.

Amicalement, Dimitri Lecomte

Commentaires en cours !!!

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Salut !

Tout d'abord félicitations pour votre magazine, le moins cher, le plus complet, les chroniques disques sont excellentes, cependant dommage qu'il ne paraît pas tous les mois. Grand fan des années 80, je me retrouve entièrement dans ce mag : DEPECHE MODE - U2 - DURAN DURAN - OMD - ENYA - ULTRAVOX - ALPHAVILLE - HUMAN LEAGUE. En surfant par hasard sur internet, je suis tombé sur le site d'Alphaville, www.alphaville.de. Le groupe vient de réaliser un dvd live in usa qui sortira le 4 août prochain, j'ai également vu le concert du groupe a la locomotive. Je peux vous dire que sont des gens extraordinaire, completement différent de l'image que l'on pourrait penser d'eux. Le groupe doit sortir un nouvel album printemps 2002, il existe un fan club français avec un site web. Le dvd est dispo via le net uniquement. le coup d'oeil est indispensable.

A bientot ! Eric

Un peu de patience Rico, MEK te prépare une p'tite réponse !

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Brad Mehldau, un pianiste au romantisme très actuel.

Si certains croient encore que le jazz est une musique "adulte", réservée à quelques puristes, issus de l'élite, bref à aux grands parents, cela n'a jamais été le cas. D'abord parce que le jazz est né dans la rue, a contribué à une émancipation raciale (nombre de jazzmen US sont venus en Europe après guerre alors que la ségrégation sévissait outre-atlantique), et que sans ce genre, qualifié parfois de "musique du siècle", il n'y aurait jamais eu de rock. Et parce qu'aujourd'hui, des artistes comme le Norvégien Bugge Wesseltoft, le Suisse Erik Truffazz, ou Saint Germain pratiquent un jazz teinté d'électro, capable de séduire un large public, par-delà les chapelles et les âges. Mais il existe aussi des jazzmen jeunes, qui touchent une vaste audience en restant dans le genre swing, c'est-à-dire les sonorités plus traditionnelles du jazz : ce sont, par exemple, les chanteuses Diana Krall l'Américaine, ou Lisa Ekdahl la Suédoise. Cette dernière remporte un vif succès avec son dernier album "Lisa Ekdahl sings Salvadore Poe" (RCA Victor/BMG) où elle s'essaie à la bossa nova. Ce sont encore les saxophonistes Joshua Redman ou Mark Turner, ou le pianiste Brad Mehldau, dont il est plus particulièrement question ici. Cet Américain trentenaire, natif de Jacksonville, Floride, est comme le disaient "Les Inrockuptibles", dont il a fait la couverture fin 99 lors de son premier passage à l'Olympia, une "jazz star." Un pianiste jeune et inspiré, qui se tient parfois prostré sur son clavier, ce qui lui vaut souvent la comparaison avec son illustre aîné Bill Evans. Un enfant du rock et du classique, venu au jazz un peu par hasard, qui refuse de mettre des barrières entre les genres, ou de les classer (genre mineur, genre majeur). Quelqu'un qui aime Schubert et Led Zeppelin, qui reprend les Beatles, Nick Drake, Radiohead avec son trio (Larry Grenadier à la basse, Jorge Rossy à la batterie). Un homme tatoué, qui a un jour appris qu'il est un enfant adopté, et qui reconnaît avoir connu une "période destructrice" selon ses propres mots. Brad Mehldau a acquis une petite notoriété dans la musique hors du cercle restreint des connaisseurs, grâce à sa reprise de la chanson "Exit music for a film", paru sur leur album "OK Computer en 1997 et que Mehldau reprenait à sa manière l'année suivante sur "Songs. The art of the trio vol. 3." C'est un peu, et c'est un peu nouveau dans le jazz actuel, son "tube", le titre qui le propulse dans le "jazz hall of fame", un morceau universel et intemporel comme "Nuages" de Jango ou "Petite fleur" de Sydney Bechet. Pourtant, Brad Mehldau, qui parle aussi bien de sa musique qu'il l'interprète à parfois des points de vue singuliers sur le jazz. Il a eu l'occasion de déclarer à propos de John Coltrane : "sa musique disait au public à la fois fuck you, I love you (sic) et je vais te jouer de la belle musique." Mais le personnage, atypique on le voit, ne doit pas faire oublier le musicien, qui joue avec une dextérité déconcertante, à tel point qu'on en oublierait presque qu'il a une main gauche et une main droite tant son toucher est exceptionnel. Pas plus qu'il ne doit faire oublier le "sideman" decLee Konitz ou de Charles Lloyd, l'amateur d'harmonies, encore plus que de mélodies. Brad Mehldau est un virtuose du clavier, certes, mais un virtuose qui n'aurait pas oublié que la musique est affaire de sentiment et que jouer bien ne vaut rien si l'on a rien à faire passer. Un écorché vif qui met ses tripes au service de son art. Brad Mehldau, dont la musique est "une plongée dans ses paysages intérieurs" (cf le documentaire TV qui lui a été consacré) joue parfois en solo (album "Elegiac Cycles") mais s'est fait connaître grâce à une série d'albums : "The art of the trio", dont deux sont des lives au Village Vanguard de New York. À l'heure où "Progressions", le cinquième volume de "The Art of the trio" sort aux USA, il est urgent de découvrir ce pianiste romantique en diable.

Jean Marc Grosdemouge

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Bonjour Compact,

Ben voilà, je voulais vous dire que je suis content que vous existiez… Enfin des pages de l'actualité musicale, variées et sans trop de parti pris. Juste un dans ce numéro de juillet qui m'a fait réagir et je m'en explique. La chronique, fort bien écrite par ailleurs, de l'album de Soul Doctor manque à mon sens d'un peu… de recul. Certes, Tommy Heart fait parti des meilleurs chanteurs de hard rock mélodique de sa génération, et sa carrière avec Fair Warning fut plus qu'une réussite ; certes Bonfire fut l'un des meilleurs groupes allemands des années 80 (vous auriez pu rappeler, au passage, que son chanteur Michael Bonmann évolue avec le fantastique Jaded Heart !) ; certes la section rythmique est carrée et que le mix et la production sont de bonnes qualités. Mais quant à la composition, quel désert comparé à leurs anciennes formations. Et ce fantastique guitariste n'a malheureusement pas digéré ses influences (AC/DC sur le second morceau, je crois) ou encore la copie presque conforme sur le troisième titre de l'intro de l'exceptionnel "Talk To The Moon" de Pink Cream 69 sur l'album "One Size Fits All" sorti en 91. Quant au reste de l'albumÉ Voilà, je trouve, qui confirme qu'une réunion d'excellents musiciens ne fait pas forcément un bon album. Quand, en plus, Tommy Heart se permet de critiquer (d'après vos lignes) son ancien groupe avec qui il est resté presque 8 ansÉ Voilà qui démontre une certaine notion du respect. Bref, loin de moi l'idée d'avoir forcément raison, mais je trouve que de plus en plus, et aller savoir par quelle magie, la presse s'enflamme pour tel ou tel artiste avec un manque d'objectivité musical… certain. Je crois avoir été, aussi, extrêmement déçu par l'album de Soul Doctor… À toujours vouloir plus !

Bon, allez, merci de m'avoir lu et surtout bonne et longue route à vous… Vous le méritez…

Carpe Diem

Remi

Remi, merci pour les compliments, ça faut toujours chaud au coeur, mais ce sur quoi tu mets le doigt (humÉ) est effectivement un élément contre lequel nous nous battons tous les jours, à savoir ne pas oublier que les lecteurs payent leurs disques, et qu'ils n'ont pas nécessairement d'argent à mettre par les fenêtres. Ceci dit, la critique étant subjective, il y a automatiquement toujours une partie du lectorat qui n'est pas satisfait et, en même temps, étant nous-mêmes de vrais passionnés, nous avons parfois un peu trop tendance à nous enflammer pour un rien, ou pour pas grand-chose. Le fait que nous soyons obligés de digérer une grande quantité de disques en peu de temps ajoute un peu plus de complexité à l'affaire, car il faut vivre un bout de sa vie avec un disque, pour pouvoir réellement en tirer la substantifique moëlle. Nous faisons de notre mieux, believe it !!!

Au passage, lecteurs, lectrices, continuez de nous remettre à notre place, cela ne peut que nous faire du bienÉ Goof