L'affaire Luc Besson VS Brazil

Crossroads/Brazil : Les 2 magazines fusionnent !
(180 pages 4,95 Euros)
Sommaire : The Clash, Tony Joe White, Kings Of Leon, Ian Hunter, Peter Hammill, Willy DeVille, REM, Gary Moore, Ed Harcourt, Dr John, Cake, Elvin Bishop… Et du ciné sans concession(s) : Peter Sellers, Zhang Yimou, Jan Kounen, Denzel Washington, Troma, Julie Andrews…

Luc m’a pas tuer mon canard !

Pour un édito avec des fleurs dans la bulle, tournez ce magazine et lisez celui de “Crossroads”, je ne vais pas écrire deux fois le même, surtout que ça se bouscule au portillon du crachoir de “Brazil”…
Commençons d’abord par le (déjà fameux) procès Besson Vs Brazil… Bon, ben, désolé Luc, les temps sont durs pour les barbus !… Tu as été entièrement débouté de tes demandes et condamné aux dépens, c’est-à-dire aux frais de justice. La phrase comporte quelques mots de plus de cinq lettres, pardon, alors je résume : tu as perdu ! Mais tu peux faire appel, hein, faut pas te gêner. Le contraire nous étonnerait et nous décevrait un peu, d’ailleurs. Rendez-vous au prochain épisode, donc…
Passons sans plus tarder à la pignolade du moment ou comment, une fois de plus, nous sommes des vilains pas bôs qui méritent des coups de pompe dans le derrière. Suite à ma critique du coffret Star Wars, le mois dernier (oui, Sam Lowry, c’est votre serviteur, quelqu’un en doutait ?), j’ai reçu un email de l’attachée de presse concernée se terminant par “Désormais, ce n'est absolument plus la peine de nous contacter pour recevoir du matériel de chez Fox Pathe Europa, nous ne te le fournirons plus. Plus la peine également de passer en "pote" au bureau, nous ne te répondrons plus”. Encore des amis de trente ans qui ne sont plus mes amis de trente ans, la vie est si dure, parfois.
Quelques échanges ont suivi, dont vous imaginez la teneur, en gros le libre arbitre, droit à une expression sans aucune entrave contre un mur codes à barre, références computerisées, têtes de gondole ou que sais-je ; avec pour conclusion un message du chef de produit (je vous laisse peser toute la poésie contenue dans cette appellation : ce mec est “chef” -respect- et en plus chef de… produit ; oulala, ça fait peur) qui fut comme un grand uppercut dans la poire, avec notamment cette phrase en forme de conclusion, qui va vous-même vous mettre K.O. : “En bref, je trouve que cet article est à l'image de votre journal : un torchon sans nom, bon pour les frustrés et aigris sans doute, mais certainement pas pour les passionnés de cinéma”. Et ouais, chers braziliens et braziliennes, ça fait mal, je le reconnais, mais il faut parfois regarder la vérité en face, vous êtes frustrés, aigris et pas passionnés de cinéma. Bon, maintenant si vous avez acheté le coffret Star Wars, vous l’êtes un peu moins.
Le lendemain, Libé publiait deux pages intitulées “Le pire contre-attaque” et ça m’étonnerait, malgré la virulence de leur article (par ailleurs 20 fois plus long et au moins 100 plus lu !), qu’ils aient reçu une missive identique à la nôtre. Nous allons donc dorénavant devoir nous passer du catalogue FPE, c’est-à-dire ne plus défendre, comme ce fut le cas dans ce même numéro 20, des films comme L’étrangleur de Boston. Remarquez, ça fera plus de place dans les rayonnages pour les daubes de Lucas ou… de Besson.
Pour finir, une petite citation de Frédéric Dard, qui me paraît bien appropriée à la situation : "Traiter les gens de cons, ce n'est pas un outrage, c'est un diagnostic".

Christophe Goffette

Les aventures improbables de Terry Gilliam VF / VO

 

 


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